Après la publication du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des Finances publiques, des poursuites sont envisagées. Et plusieurs hauts responsables du ministère des Finances, sous Macky Sall, sont dans le viseur.

La Cour des comptes qui a publié son rapport sur la gestion des Finances publiques, a transmis son référé au garde des Sceaux. Selon L’Obs, en plus de porter à la connaissance du ministre de la Justice des constats consignés dans le document et susceptibles de motiver l’ouverture de procédures pénales, le Président de la Cour des Comptes a joint à sa lettre, un dossier portant les pièces déclassées sur des comptes bancaires mouvementés par les ministres et d’anciens ministres délégués chargés des Finances.
Et au cœur de ce dossier, se trouve l’affaire des Dépôts à terme (Dat), qui pourraient être assimilés à des comptes d’épargne ou l’argent est placé dans une banque pour une durée déterminée à l’avance, pendant laquelle les fonds ne peuvent normalement pas être retirés. Et dans cette affaire concernant l’ancien ministre Amadou Ba, c’est le montant de 141 087 194 249 F Cfa qui est mis en cause, indique L’Obs qui signale que quasiment tous les Dépôts à terme ont été «cassés». C’est-à-dire retirés avant la date d’échéance prévue dans le contrat, sans jamais être reversés au Trésor public.
Aux côtés de Amadou Ba, figure le nom de Cheikh Tidiane Diop, ancien Directeur général du Trésor, et Secrétaire général du ministère des Finances au moment des faits. En toile de fond, une autre ombre plane. Celle du Trésorier général de l’époque, dont l’identité reste, pour l’heure, à confirmer parce que le poste a connu des nominations. L’ancien ministre des Finances, Amadou Ba, aurait ouvert et cassé la majorité des Dépôts à terme (Dat) visés par l’enquête.

La reddition des comptes est plus que jamais au cœur de l’agenda politique sénégalais. Fidèle à son engagement de transparence, le nouveau pouvoir poursuit sans relâche les enquêtes sur les pratiques financières du précédent régime. Une des affaires les plus médiatisées du moment met en cause Amadou Sall, fils de l’ex-président Macky Sall, aujourd’hui ciblé par plusieurs procédures judiciaires.
Selon les révélations du journaliste Cheikh Yérim Seck sur le plateau de Sen Show (Sen TV), une enquête judiciaire a été lancée en octobre 2024 par le Pool judiciaire financier (PJF), en collaboration avec la Division des Investigations Criminelles (DIC). Elle concerne trois sociétés immobilières et un patrimoine foncier évalué à 55 milliards de F CFA.
Mais ce n’est là qu’un pan de l’affaire. Un virement suspect de 10 milliards de F CFA fait également l’objet d’une investigation. Un rapport de la CENTIF indique que les fonds ont été transférés via des bons de caisse vers un compte logé à la NSIA au nom de Woodrose Investment Ltd. Bien que cette entreprise soit officiellement enregistrée au nom de Ndèye Seynabou Ndiaye, celle-ci avait donné procuration à Amadou Sall, suggérant qu’il en serait le bénéficiaire effectif.
Les proches d’Amadou Sall contestent toute irrégularité. Selon eux, ces fonds proviendraient de la vente d’un terrain offert par Macky Sall en 2014, une transaction supervisée par l’ex-député Farba Ngom, lui aussi cité dans l’enquête. Ils assurent qu’Amadou Sall dispose de toutes les pièces justificatives nécessaires.
L’affaire s’inscrit dans un dossier plus vaste impliquant d’autres personnalités, comme Racine Sy, pour un total de 125 milliards de F CFA. Le procureur du PJF a requis des mandats de dépôt pour la plupart des suspects, à l’exception de Mamadou Daff, mis en cause dans un virement de 35 millions de F CFA.

Invité sur le plateau de Sen TV, le journaliste Cheikh Yérim Seck a fait un retour à la télé avec une révélation surprenante concernant ses rapports avec Adamo, un influenceur souvent critiqué pour ses sorties virulentes sur les réseaux sociaux.
« En parlant de Adamo, mon marabout dit souvent qu’une autorité ne se chamaille pas, mais il a besoin de quelqu’un qui le fait pour lui ; il n’insulte pas, mais il a besoin de quelqu’un qui insulte pour lui », a-t-il confié en direct, illustrant ainsi une stratégie assumée de délégation de la riposte.
Cheikh Yérim Seck est allé plus loin : « Il y a des gens qui m’insultent, qui m’attaquent sans raison. Et comme je n’insulte pas, je paie Adamo afin qu’il réponde à ma place. »
Cette déclaration, qui lie directement le journaliste à un influenceur controversé, suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Pour l’heure, Adamo n’a pas réagi publiquement à cette affirmation, mais le débat sur l’éthique de telles pratiques est relancé.

Pape Alé Niang et Mody Niang ont été condamnés mardi par la cour d’Appel de Dakar pour diffamation à l’égard de Cheikh Oumar Anne, dans le cadre du scandale du « coup de coude ». Les deux journalistes devront verser 10 millions de francs CFA pour dommages et intérêts,
La cour d’appel de Dakar a reconnu Pape Alé Niang et Mody Niang coupables de diffamation, les condamnant à trois mois de prison avec sursis et à verser 5 millions de francs CFA chacun à Cheikh Oumar Anne en réparation des dommages et intérêts.
Ce montant est bien inférieur aux 10 millions de francs CFA initialement demandés par la partie civile lors du procès en décembre 2024, portant sur des accusations de malversation en lien avec le fameux « coup de Coud », exposé dans l’ouvrage des accusés. Me Fatima Sale et ses confrères avaient réclamé 10 milliards de francs CFA, estimant que le préjudice était grave.
Cheikh Oumar Anne a déclaré avoir été diffamé par l’implication d’un détournement de fonds alors qu’il dirigeait le Centre des Œuvres Universitaire de Dakar (Coud).
Le tribunal a également jugé incompétent pour traiter la plainte de Nafi Ngom Keita, absente lors de l’audience mais mentionnée dans l’ouvrage.
Pour rappel , en 2020, le journaliste Pape Alé Niang a dévoilé des informations dans son livre intitulé « Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud », critiquant la gestion de Cheikh Oumar Anne, le directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud), qui a porté plainte..

Jean Paul Dias, père de Barthélémy Dias, a exprimé sa profonde frustration après la destitution de son fils de ses fonctions de député et de maire de Dakar. Interrogé en marge d’une interview, l’ancien homme politique n’a pas caché sa colère.
« Cette affaire n’est rien d’autre qu’un acte de méchanceté », a-t-il estimé avec sans frontières Tv, accusant implicitement ceux qui seraient à l’origine de ce qu’il considère comme une manœuvre politique injustifiée.
Bien qu’il affirme se résigner à la volonté de Dieu, Jean Paul Dias se montre particulièrement sceptique quant à l’issue d’un éventuel recours. « Je n’ai aucune confiance en la justice dans ce dossier », a-t-il déclaré, affichant un pessimisme assumé face aux institutions judiciaires.
Jean Paul Dias estime par ailleurs que son fils demeure, de fait, le maire de Dakar, en l’absence de toute installation officielle d’un successeur et en attendant l’issue des recours introduits. Il dénonce ce qu’il qualifie de « cabale politique savamment orchestrée par le nouveau régime », visant à écarter son fils de la scène politique.

Macky et les “autres” : ouverture assumée contre fermeture obsessionnelle
Ce 6 mai 2025 à Berlin, après que les « autres » eurent fini de compter les poignées de main à Léon Mba (Aéroport de libreville), Macky Sall, lui, parlait au monde. L’ancien président du Sénégal a livré un discours d’une rare clarté au Global Solutions Summit. Thème : « L’Afrique dans le multilatéralisme contemporain ».
Note de lecture d’un discours… et comparaison avec l’action des « autres » :
1. Macky veut rééquilibrer le multilatéralisme, pas le jeter aux orties. Il en dénonce les limites, mais croit en la coopération, la solidarité, l’inclusion. Pendant ce temps, les “autres” préfèrent agiter le drapeau du repli, crier à l’ingérence dès qu’une voix étrangère ose dénoncer leur manipulations, s’aligner paradoxalement sur les positions venant de leurs quelques rares alliés « petits perturbateurs » alter-mondialistes de la trempe du jeune avocat francais et du vieux Mélanchon , et croire que sortir du jeu mondial, c’est gagner la partie
2. Macky prête l’oreille, plaide pour des partenariats justes, une gouvernance internationale réformée, une justice climatique. Pendant ce temps, les “autres” tournent le dos, ferment les oreilles, claquent la porte ; ils voient dans chaque ambassade une menace, dans chaque journaliste étranger un agent double, et dans chaque voyage international ou une audience accordée à une personnalité étrangére (cas de Tony Blair) une trahison de la patrie, du projet, et du parti “africain”. À la place de Berlin, ils préfèrent le Grand Théâtre, demandant à Israël “d’arrêter”, alors que le vrai courage aurait été de relayer l’appel constant de Macky Sall pour une réforme du système des Nations unies.
3. Macky dialogue avec le monde et propose des règles équitables, pendant que les autres veulent jouer sans règles. Leur rêve ? Casser la table du système… faute d’avoir appris à y jouer. Ils brandissent une souveraineté abstraite, oubliant qu’aucune nation ne gagne seule, et que l’autarcie n’a jamais fait décoller un pays.
4. Macky, c’est l’Afrique qui discute, qui propose, qui construit. Les “autres”, c’est l’Afrique qui râle, qui boude, qui s’enferme. Une Afrique anxieuse, sur la défensive, en quête perpétuelle d’un ennemi extérieur pour masquer son vide intérieur.
Alors oui, avec Macky, le Sénégal brillait sur la scène internationale. Aujourd’hui, il rase les murs. La voix du pays portait dans les forums mondiaux ; elle s’éteint désormais dans les litanies populistes. Le pays attirait les investisseurs ; il les fait fuir. Il nouait des alliances ; il collectionne les ruptures.
Et pendant qu’on justifie l’immobilisme diplomatique des « autres » par la révocations par le « projet » des “tournées internationales soit disant inutiles”, on se perd en bains de foule survoltés entre Ouaga, Nouakchott, Abidjan, Banjul et Bissau, comme si serrer des mains afro-africaines faisait parler l’Afrique et pouvait compenser l’absence de vision. L’Afrique n’a pas besoin de kermesses régionales. Elle a besoin de leaders qui parlent au monde entier, négocient l’avenir de l’humanité et, influencent les opinions internationales…
La grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa capacité à bouder, mais à sa faculté à exister dans le monde sans s’y dissoudre. Macky Sall l’a compris. Les “autres”, pas encore. À ce rythme, il faudra leur envoyer une carte postale… du monde réel….
Bon Mardi Visca Barça….
Pape Malick Ndour*

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 6 mai 2025, un conseil interministériel consacré à la préparation de la Tabaski et à la lutte contre le vol de bétail. À l’issue de cette rencontre tenue au Building administratif Président Mamadou DIA, plusieurs décisions ont été arrêtées, en particulier sur l’aménagement et le fonctionnement des points de vente de bétail.
Le gouvernement a d’abord décidé d’aménager des points de vente autorisés à travers le territoire national, en collaboration avec les collectivités territoriales, les ministères concernés et les maires. Il est également prévu l’étude d’un projet d’aménagement d’un vaste parc à bétail dans la zone Diamniadio-Thiès, afin de faciliter l’organisation et la distribution du bétail à grande échelle.
En plus de l’aménagement, les sites devront être désencombrés et nettoyés avant, pendant et après la fête de Tabaski. Ces opérations seront assurées avec le concours de la SONAGED et de la Direction du Cadre de Vie. Le gouvernement impose aussi l’éclairage systématique de tous les points de vente autorisés, afin de renforcer la sécurité.
Des points d’eau temporaires seront installés sur chaque site pour assurer l’approvisionnement du bétail. Quinze camions citernes seront mobilisés à cet effet par le ministère de l’Hydraulique. Par ailleurs, des comités de gestion seront mis en place dans tous les points de vente afin de superviser les activités, réguler les flux et prévenir les conflits.
Ces mesures s’inscrivent dans une volonté de mieux encadrer les opérations liées à la Tabaski, de protéger les acteurs du secteur et de garantir un approvisionnement sécurisé et organisé du marché.
