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SOCIETE : Ramadan et métiers pénibles, le casse-tête des jeûneurs.

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Pendant le mois de ramadan, le musulman est privé de boire et de manger toute la journée. Une chose qui n’est pas facile pour certains travailleurs qui exercent les métiers éprouvants tels que la maçonnerie, le lavage de voitures entre autres. Ainsi, les ouvriers jugent ces métiers très difficiles à gérer durant le ramadan. 

Métier difficile en temps normal, la maçonnerie l’est plus durant le ramadan. Il est 11 heures passé de 22 minutes, des chantiers où l’on entend que le bruit des travaux, et les ouvriers sont calmes. On n’entend presque pas de causerie entre travailleurs.  Le ventre creux, les maçons mettent à rude épreuve leur métabolisme, s’épuisant physiquement.  Retrouvé dans un chantier de R+ 4, à Sandaga s’attelant aux travaux de finition qui est l’étape la plus difficile, des ouvriers décrivent ce qu’ils endurent entre 7 heures 30 minutes et 17 heures. Le visage très palle, une pelle à la main, Ibrahima Bâ met du sable dans un sceau noir, accroché à une longue corde devant permettre aux ouvriers qui sont en haut de la récupérer. Déjà fatigué, il explique la difficulté à travailler en temps de jeûne. « C’est difficile mais on s’y attèle. Les horaires n’ont pas changé depuis que nous avons commencé le jeûne. Nous sommes ici de 7 heures à 16 heures parfois même on continue jusqu’à 17 heures. C’est pourquoi à la rupture je fais tout pour récupérer l’énergie que j’ai perdu durant la journée en prenant des aliments riche en protéines et vitamines car sans cela, il est difficile de tenir dans la journée du fait de la difficulté du métier que nous faisons », s’est-il plaint.

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Son collègue Modou Gueye s’exprime dans la même dynamique car selon lui, les heures de travail devrait être diminuées en période de jeûne. Trouvé assis, accablé, les stigmates du jeûne se lisent sur son visage. Habillé d’un t-shirt et d’un pantalon jean, son bonnet recouvrant sa tête, il n’a pas manqué de souligner que les heures de travail devrait être diminuées durant la période du jeûne. « C’est un travail que personne ne peut résister car il demande de la force. Et je pense que réduire les heures pourrait vraiment nous aider car il y’a parmi nous ceux qui rentrent lion. Je quitte Colobane pour venir travailler et c’est dure pour moi donc imaginons ceux-là qui quittent la banlieue pour venir tous les jours ici et renter le soir », assène- t- il.

Cap sur poste Médina, un carrefour où beaucoup de jeunes se retrouvent pour laver des  voitures, un métier aussi difficile que la maçonnerie et autres. De loin, on aperçoit des rangées de voitures qui sont déjà nettoyées. Les jeunes garçons se précipitent dès qu’ils voient une voiture s’approcher pour avoir la clientèle. Debout en tain de marchander avec le propriétaire de la voiture, Mouhamed Cissé un jeune d’une vingtaine d’années, hantés par la fatigue, attire l’attention. «  Je suis fatigué », Martèle- il et pointe du doigt le groupe de jeunes qui attendent les clients. « Nous sommes nombreux ici à attendre les clients.  C’est difficile de s’en sortir durant cette période de jeûne car la clientèle diminue et nous sommes obligé de rester toute la journée pour pouvoir rentrer avec un peu d’argent. Parfois c’est difficile d’avoir 2000 ou 3000 frs CFA par journée, chose qui sert seulement à acheter la nourriture pour la rupture du jeûne et payer le transport », a-t- il fait savoir. Plus loin vers la corniche Est, ce jeune homme sous le couvert de l’anonymat, explique la difficulté de gérer le jeûne avec ce travail. « Je suis pointé ici pour chercher les clients et pour cela je suis obligé de faire des allés retour entre la route et ma place. Mais je suis obligé de le faire car c’est mon seul gagne-pain », a-t- il affirmé se hâtant d’aller chercher des clients.        

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