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MINISTERE DE L’AGRICULTURE /Atelier de concertation sur le financement ASPH et la gestion des risques.

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Le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage (MASAE) a organisé ce jeudi 13 mars 2025, un atelier de concertation nationale autour de la question du financement du secteur Agro-Sylvo-Pastoral et Halieutique  (ASPH) et de la gestion des risques liés au changement climatique et aux aléas économiques. Cet atelier vise à susciter le débat et la concertation des acteurs concernés afin d’identifier des solutions innovantes.

Cette rencontre vise à identifier des solutions innovantes et adaptées pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays selon  Cheikh Oumar Bâ coordonnateur technique national pour le comité de révision et d’évaluation pour la loi d’orientation agro sylvo pastoral. « Dans le cadre de cette mission le ministre nous a confier de faire une révision inclusive avec tous les acteurs. Voilà pourquoi nous avons fait les 14 régions du Sénégal et aujourd’hui, nous avons parlé de 5 thématiques dont la modernisation de l’agriculture, le pastoralisme, les terres, les forêts et les financements. C’est ce financement que nous sommes en train de suivre aujourd’hui. Maintenant  au-delà de ces thématiques, il y’a la concertation avec les acteurs notamment les jeunes, les femmes, le secteur privé, l’assemblée nationale, les journalistes et les personnes handicapées. Ce que nous pouvons dire en tant que comité technique, c’est qu’on nous a demandé d’élaborer une méthodologie pour aller à la rencontre des acteurs pour qu’ils donnent leur point de vue sur la révision de la loi mais surtout sur les enjeux majeurs. Tout ce qu’on est en train de dire actuellement sur la souveraineté alimentaire ne peut réussir que si on maitrise le financement. Mais quand on écoute le nouveau régime, la question qui se pose c’est où se trouve les ressources et si on a suffisamment d’argent. Le problème qui se pose c’est que l’argent disponible n’arrive pas aux destinataires car le plus souvent, il est dispersé », a-t- il déclaré.

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Donc, poursuit- il, «  ce sont toutes ces considérations que nous essayons de voir avec le ministère des finances et le ministère de l’agriculture mais aussi le ministère de l’environnement, de la pêche et l’ensemble des ministères concernés. Tout ceci pour proposer au gouvernement des mécanismes qui permettent aux organisations paysannes mais aussi aux consommateurs sénégalais de pouvoir acquérir la souveraineté alimentaire en consommant ce que nous produisons. L’enjeu majeur est que le Sénégal importe 1070 milliards frs CFA par année. Aujourd’hui, si on veut inverser cette tendance nous devons valoriser nos potentialités en essayant de voir comment les transformer et aussi voir comment avoir des usines capables de transformer ces produits. Et je pense qu’il y’a des leviers à transformer notamment le foncier, le financement et la rationalité des financements et c’est cela qui explique l’atelier d’aujourd’hui », a-t- il fait savoir concluant.  

« Aujourd’hui était la dernière concertation thématique car nous avons fini ces concertations avec les acteurs à travers toutes les régions du pays. Ce qui reste maintenant est que l’autorité politique puisse fixer la date pour rencontrer les organisations paysannes  et discuter avec eux sur les décisions à prendre car c’est cela que la loi prévoit et l’Etat en est conscient ».    

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