Agenda Afrique a organisé ce lundi 19 mai 2025, un atelier de consultation nationale multipartite sur le financement du développement en prélude à la quatrième conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra à Séville. Réunissant des acteurs de la société civile, du gouvernement et du parlement, cette rencontre vise à élaborer une note de proposition commune pour le Sénégal.
L’objectif de cette rencontre multipartite s’inscrit dans une dynamique panafricaine visant à préparer les sociétés civiles et à appuyer les gouvernements africains selon Mame Diarra Ndiaye Sobel directrice exécutive d’Agenda Afrique. « Cette rencontre entre dans le cadre d’une dynamique panafricaine parce que d’autres rencontres sont organisées depuis près d’un an dans d’autres pays de la sous-région et du continent africain. Pour préparer non seulement les organisations de la société civile mais aussi appuyer nos gouvernements à se préparer pour la rencontre sur la conférence internationale sur le financement du développement. Ce financement détermine à chaque fois le destin financier de beaucoup de pays du monde notamment les pays en développement et les pays africains. Cette année, la rencontre qui se tiendra à Séville est un grand tournant car ce sont les 10 ans des ODD avec une évaluation un peu pessimiste, une atteinte des résultats peu satisfaisants, mais aussi elle coïncide à la crise économique mondiale au sorti de la pandémie de la covid-19 combiné aux guerres ont impactés sur l’aide publique au développement mais aussi le partenariat au développement des pays. On peut noter la sortie de l’administration Trump d’une bonne partie de l’aide au développement », a-t- elle indiqué rappelant leur mission.
« Nous militons pour une réforme de l’architecture financière mondiale mais qui soit inclusive aux préoccupations africaines. C’est dans ce cadre que nous avons organisé cette rencontre multiparti pour se conforter avec les autorités du Sénégal et avec les autres partie prenantes notamment les organisations de la société civile pour voir comment un peut produire une proposition commune qui puisse renforcer les négociations à notre faveur et pour qu’on puisse partir à cette rencontre en négociant, en prenant en compte les priorités africaines en matière d’économie mais aussi les priorités des pays du Sahel et des pays comme le Sénégal », a-t- elle affirmé.
Mor Ndiaye directeur général de l’Office National de Recouvrement des Avoirs Criminels (ONRAC) revient sur l’importance de la concertation. « L’objectif général de cette rencontre est d’arriver à avoir une proposition de note commune pour la participation du Sénégal dans la cadre du forum de développement prévu en juin début juillet au Séville. Dans le cadre de cette activité, il est essentiel de faire un travail de préparation, d’identification des points essentiels pour une participation utile du Sénégal. Pour ce qui nous concerne, c’était une façon de venir faire valoir dans tout ce qui est fait en termes de lutte contre la criminalité financière et la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme. L’ONRAC est un organisme qui est sous tutelle du ministère de la justice et des finances et qui a une mission essentielle pour gérer tout ce qui est saisi et confisqué dans le cadre d’une procédure pénale. Crée en juillet 2021, un travail a été fait et a donné comme résultat plusieurs milliards qui ont été mobilisé en termes de saisi et de confiscation. Aujourd’hui, il s’agit de voir mobilisation des ressources surtout au niveau local », a-t- il déclaré et d’ajouter.
« L’ONRAC à travers ses activités et sa mission, participe à cette mobilisation des ressources car en définitive, les avoirs qui sont saisis doivent abonder les caisses de l’Etat et quand on parle de caisse de l’Etat, c’est prendre en compte l’intérêt de la collectivité. A ce titre, il était extrêmement important de venir faire valoir ce travail a été fait et qui participe dans le cadre de la mobilisation des ressources pour préparer ce forum de Séville ».
