L’association Mbokator Massir et les communautés ressortissants ouest-africains établies au Sénégal ont organisé ce mercredi 3 décembre 2025 un panel sur le « cousinage à plaisanterie ». Ce panel a permis de ressortir les valeurs du cousinage qui est un vecteur de cohésion sociale et de réconciliation.
Dans nos sociétés traditionnelles la famille n’était pas seulement une instance de reproduction, elle était également une instance de production Selon Djiby Diakhaté sociologue. « La famille était la première école où on enseignait le savoir-faire et le savoir-être. La plaisanterie au niveau de la famille se joue essentiellement autour du partage. L’objet de la plaisanterie le plus souvent à l’intérieur de famille, c’est le partage et la générosité. L’objet de la plaisanterie entre patronymie par exemple entre Diouf et Faye, c’est la nourriture. Entre patronyme cela se joue autour de la nourriture qui devient l’objet principal de la plaisanterie », a-t- il indiqué. Il ajoute. « Maintenant, entre groupe ethnique par exemple sérère et Diola, cela se joue autour de rappel de principe et de valeur fort. Le diola doit porter un certain nombre de principes dans son rapport avec le sérère et vice versa. Et tout cela, se fait autour d’un partage. Donc la question que je me pose c’est qu’est-ce que nous enseignent les objets de la plaisanterie ? C’est objets nous enseignent que les sociétés mettaient l’accent sur l’âme que sur le corps et que la vraie beauté n’était celle du corps », a-t- il conclut.
Felix Mbété sociologue tchadien exprime sa satisfaction. « C’est un grand honneur pour moi devenir à cette première édition de rencontre des pays de la CEDEAO pour apporter ma modeste contribution dans le cadre de ce panel sur le cousinage de parenté à plaisanterie. J’ai été assez surpris de savoir que le Thiad et le Sénégal partagent les mêmes grandes communautés. Les sérères du Sénégal, les wolofs sont de la même parenté que les sarras du Thiad. La même tradition se retrouve ici et le même système d’initiation où on forme les jeunes. L’Afrique est déjà unie en termes de parties culturelles, en termes d’orientation et surtout au Thiad dans l’ethnie sarra. Au Thiad le terme cousin passe très mal et pourtant c’est un levier important pour la résolution des conflits car on ne peut pas attaquer ses neveux et nièces », a-t- il expliqué.
Par WILFRED NAPAMA
