Sen Actualités Du Lundi 12 Mai !

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C’est un rapport produit par le Bureau du Vérificateur général sur une période qui englobe les exercices 2021, 2022, 2023 et jusq’au 30 novembre 2024 et pointe du doigt l’ancien premier ministre Choguel MAIGA. Que reproche- t-on à l’ex- Chef du gouvernement malien? Est- il une cible des autorités maliennes de la transition ? La bataille des longs couteaux refait surface à Bamako. Infographie

Nommé le 7 juin 2021 demis de ses fonctions le 20 ́novembre 2024, Choguel Kokalla Maiga est indexé par un nouveau rapport produit par le Bureau du Vérificateur Général du Mali.  Poussé à la sortie, l’ancien Premier ministre est ciblé en personne par ce rapport qui met en relief des  »irrégularités financières  » dans sa gestion à la Primature.

Choguel Kokalla Maiga sera-t-il bientôt inquiété par la justice malienne ? Cette interrogation soulève des vagues de spéculations ici et là dans les chaumières de la capitale malienne.  Rien n’est moins sûr, mais toujours est-il que l’homme est directement cité dans le rapport du Bureau du Vérificateur général publié ce week-end et consulté par Confidentiel Afrique.

D’abord le BVG, sur la période concernée retient des irrégularités financières non justifiées qui s’élèvent à 1 731 351 066 FCFA. Choguel Kokalla Maiga est-il coupable ? C’est à la justice de le dire puisque le Vérificateur général a dénoncé le dossier à la Cour suprême et au Pôle national économique et financier.

Dans le détail, l’équipe de vérification a constaté que le Premier ministre a ordonné, à travers des décisions de mandatement signées par le Directeur de cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles sur le filet social dont le montant total des dépenses inéligibles de la période sous revue sur le filet social s’élève à 262 312 924 FCFA.

Une série de dysfonctionnements au sommet de la Primature

Les autres irrégularités mettent en cause le Directeur administratif et financier de la Primature qui a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali pour un montant de 803 205 425 FCFA. La reconduction des marchés pour 126 647 040 FCFA.

Le BVG a constaté que le Directeur administratif et financier n’a pas appliqué de pénalités sur les paiements des marchés non exécutés dans les délais contractuels. En effet, il n’a pas appliqué de pénalités sur le paiement de 10 marchés ayant accusé des retards allant de 18 à 66 jours. Le montant total des pénalités non appliquées s’élevait à 8 359 005 FCFA. Il n’a pas justifié les fonds destinés au volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée. Le montant du marché irrégulièrement attribué s’élève à 33 185 730 FCFA. Le montant total des indemnités payées pour les missions non justifiées, au cours de la période sous revue, s’élève à 10 730 904 FCFA.

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Plusieurs autres irrégularités ont ainsi été pointées du doigt. Le rapport note un montant total des irrégularités financières qui s’élève à 2 068 394 986 FCFA, montant sur lequel, 6 825 920 FCFA ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330 218 000 FCFA ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1 731 351 066 FCFA.

Des fait transmis et dénoncés au Président de la section des comptes de la Cour suprême et au Procureur de la république du Pôle national économique et financier relativement au paiement de dépenses inéligibles sur le filet social pour un montant de 262 312 924 FCFA ; au paiement irrégulier de dépenses de souveraineté au Premier ministre pour un montant total de 803 205 425 FCFA ; à la reconduction irrégulière de marchés pour un montant total de 126 647 040 FCFA.

Il faut aussi ajouter les faits sur la non-application de pénalités de retard sur des marchés non exécutés dans les délais contractuels pour un montant total de 1 533 085 FCFA ; la non-justification de fonds destinés au volet communication d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée pour un montant de 45 795 333 FCFA.

L’on se rappelle de l’attribution d’un marché à un soumissionnaire en situation de conflit d’intérêt vis-à-vis d’un autre soumissionnaire au même marché pour un montant de 33 185 730 FCFA ; la non-justification de missions pour un montant total de 10 730 904 FCFA ; la production de fausses expériences similaires pour obtenir des marchés d’un montant de 444 590 625 FCFA et la réception sans réserve de marchés non entièrement exécutés pour un montant de 3 350 000 FCFA.

Par Oussouf DIAGOLA, Bamako, Paris (Confidentiel Afrique)

Un groupe d’experts indépendants de l’ONU a critiqué, jeudi dernier, la suspension des activités politiques au Mali et l’adoption d’un projet de loi restreignant les droits de participation politique. Ils estiment que ces décisions du gouvernement de transition violent les libertés fondamentales d’expression, d’association et de réunion pacifique.

Le décret suspendant les partis politiques et le projet de loi du 30 avril qui conditionne l’enregistrement de partis à des dépôts financiers élevés pourraient exclure une large partie de la population du débat politique, alertent-ils. Selon eux, le contexte actuel ne permet pas de véritables consultations, en raison de la répression de l’opposition et de la société civile.

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Les experts appellent le Conseil national de transition à rejeter ce texte et exhortent les autorités à respecter les engagements internationaux du Mali en matière de droits humains.

Dans le cadre de la vaste enquête menée par la Division des Investigations Criminelles (DIC) du Sénégal dans le milieu bancaire et financier, plusieurs directeurs d’institutions bancaires de la place financière dakaroise ont débuté le mercato des auditions devant les enquêteurs.

Au total, 63 comptes sont concernés et devront passer sous le laser de la DIC pour lever le voile sur certaines transactions financières opérées ces dernières années. Selon des investigations autorisées de Confidentiel Afrique, la Directrice Générale de la Banque Islamique du Sénégal, filiale de la Holding Banque Islamique de Développement (BID), Madame Aminata FAYE SECK, a été auditionnée à la Division des Investigations Criminelles, plus précisément le 07 Mai 2025. Cette audition entre -selon des informations de Confidentiel Afrique- dans le cadre de l’enquête en cours et liée au rapport de la Cour des Comptes et plus précisément à l’affaire du Sukuk SOGEPA. Le montant incriminé s’élève à 247,33 milliards de FCFA. Selon des sources proches du dossier, consultées par Confidentiel Afrique, la Directrice Générale Aminata Faye SECK n’était pas employée de la Banque Islamique du Sénégal au moment de faits. Elle a été simplement entendue à titre de témoin, en tant qu’autorité morale de la BIS, glisse notre source.

La Directrice Générale Aminata FAYE SECK, qui a pris fonction le 30 mars 2024 fait figure de leader dans le middle-market de la place financière dakaroise, avec des coffres reluisants qui avoisinent les 15 milliards de FCFA de bénéfices en temps réel. On la présente aussi dans le milieu bancaire comme une professionnelle rigoureuse au leadership féminin affirmé, qui n’a pas peur des challenges.

  (Confidentiel Afrique)

Lors de la cérémonie de clôture à Kigali de la 8ème édition du Congrès Africain des Experts comptables (ACOA) qui s’est tenue 6 au 9mai 2025, le Sénégal a été officiellement désigné pour accueillir l’édition 2027 de l’ACOA (Africa Congress of Accountants).

L’annonce a été faite en présence des 2.500 délégués venus des cinq continents et des plus hautes instances internationales de la profession comptable IFAC (International Federation of Accountants).

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Ce choix marque une reconnaissance forte du leadership de l’Ordre National des Experts-Comptables et Comptables Agréés (ONECCA) du Sénégal, de la qualité de l’expertise sénégalaise, mais surtout de la stabilité politique du pays et des signaux clairs envoyés par les nouvelles autorités en matière de transparence, de bonne gouvernance et de lutte contre les flux financiers illicites.

En recevant cette importante mission, le Président de l’ONECCA, Mr Mor DIENG, également Président de l’ABWA (Association of Accountancy Bodies in West Africa) a exprimé la fierté du Sénégal et son engagement à faire de l’ACOA 2027 un événement d’ampleur africaine et internationale, organisé sous l’égide des Autorités de la République du Sénégal en collaboration avec l’ONECCA, la PAFA, l’ABWA et la FIDEF.

  Il a mis en avant la collaboration étroite avec la Pan-African Federation of Accountants (PAFA) pour faire de ce congrès un moment historique, marqué par le retour de l’organisation panafricaine sur sa terre natale.

 Retour du PAFA  à Dakar

L’édition 2027 aura une saveur particulière, car elle marquera le retour de la PAFA à Dakar, la ville où elle a vu le jour en mai 2011 sous l’égide de l’ONECCA Sénégal, alors dirigé par Mamour FALL, aujourd’hui Délégué général de la FIDEF. M. DIENG a rendu un vibrant hommage aux figures qui ont contribué à l’essor de la PAFA, saluant notamment l’engagement d’Alta Prinsloo et le rôle de l’Afrique du Sud en tant que terre d’accueil depuis sa création. Célébrer le 16ème anniversaire de cette institution panafricaine dynamique à Dakar promet d’être un moment « historique et émouvant » pour l’ensemble de la profession.

Basculement vers le gaz : Sénelec annonce des perturbations ! iGFM – (Dakar) Les populations dakaroises pourraient subir des délestages dans les prochaines heures. C’est ce qu’a annoncé la Senelec. Des perturbations qui pourraient être induites par le basculement au gaz, de ses unités de Bel Air. Ci-dessous son communiqué.

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