Le Conseil National du Patronat (CNP) a tenu ce jeudi 22 mai 2025, une réunion de restitution des travaux portant sur l’avant-projet du nouveau code du travail. Cette réunion est faite dans un cadre tripartite pour mieux répondre aux besoins des entreprises à travers la révolution du numérique dans le monde du travail au lendemain de la pandémie du covid-19.
Maissa Fall président de la commission sociale norme de travail du conseil national du patronat revient sur l’importance de cette réunion et l’avancement des travaux. « La réforme du code du travail est une action qui a été introduite depuis plusieurs années. Nous sommes dans un cadre tripartite. Le patronat, l’Etat et les syndicats des travailleurs sont réuni ensemble pour réfléchir à l’avènement d’un nouveau code du travail qui prend en compte la réalité économique du temps écoulé depuis que le précédant code est écoulé. Un des éléments moteur de cette réflexion est la survenance de la covid-19 parce que les travaux ont démarré juste après avec de nouvelles situations qui se sont posées pour les entreprises dont le télétravail. C’est un cercle tripartite mais nous avons un point en commun qui est la fonction économique du développement. L’entreprise est avant tout une fonction économique sans laquelle on ne peut pas développer le volet social. C’est pourquoi nous sommes dans un cadre de dialogue, d’une concertation gagnant-gagnant avec l’Allemagne dans laquelle il ne s’agit pas seulement pour les employeurs d’y trouver leur compte, mais d’entrer dans ce qu’on appelle un cadre vertueux de travail décent », a-t- il indiqué poursuivant.
« Voilà pourquoi nous nous sommes réuni dans un atelier pour rendre compte aux entreprises de l’état de la situation d’avancement des travaux. Dans cet avancement il faut voir comment faire en sorte qu’une entreprise puisse s’en sortir dans un environnement aujourd’hui marqué par l’incertitude car le monde est devenu incertain l’horizon à court terme ne va pas au-delà de 6 mois. Les droits de douanes appliqués par les pays comme les états unis amènent des réactions. L’entreprise ne demande que cette capacité à pouvoir s’ajuster et s’adapter à toute situation et nos réflexions évoluent dans ce sens », a-t- il expliqué rappelant la révolution du numérique imposée par les nouvelles réalités du monde du travail. « Nous sommes dans un environnement numérique et c’est pour cette raison qu’on parle de révolution. Ceci amène les acteurs du monde du travail de ne plus parler de flexibilité mais d’agilité. Et ce sont ces nouvelles réalités sur lesquelles nous sommes en train de travailler pour le développement de l’entreprise ».
Selon Caroline Hauptmann représentante résidente de la fondation Konrad Adenauer au Sénégal, il faut aboutir à des partenariats gagnant-gagnant pour les entreprises. « Notre apport est financier et technique et il y’a des concertations concernant la mise en œuvre. Le contenu est toujours apporté par l’organisation que nous soutenons. En Allemagne, nous nous fondons un peu sur les bases d’une économie sociale de marché donc cela veut dire que l’entreprenariat y joue un très grand rôle mais, il faut qu’on vive des situations qui sont gagnantes-gagnantes pour les entrepreneurs mais aussi pour les ressources humaines qui contribuent largement à ce qu’une économie puisse fonctionner. Donc, le contexte est très différent de pays en pays et c’est aux organisations d’essayer de se mettre ensemble, de trouver ce cadre d’échange pour élaborer ensemble ce qui marche pour le Sénégal. C’est pourquoi on ne peut pas comparer les différentes situations des pays. Ce partenariat date de 2012, une quinzaine d’année que nous travaillons ensemble. L’Allemagne est un pays fort en économie c’est pour cela que toutes les organisations, les associations d’entreprenariat sont importantes. Il y’a un large échange entre le Sénégal et l’Allemagne et des délégations échangent, les débats viennent des investisseurs. C’est donc le patronat, en association avec la fondation qui supporte ces gros plats. Ce sont des contacts et des réseaux d’échange, des sénégalais qui partent en Allemagne pour leur trouver de bon partenaires pour des échanges et vice versa », a-t- elle renseigné.
